VIE A N'ZILO





Organisation:
Nous nous installons tant bien que mal pour une période indéterminée. On ne savait rien au départ d'E'Ville et on est autant dans l'incertitude maintenant.
Le soir une délégation de l'escadron se rendra à Kolwezi pour assister à la mise en bière des soldats Pinxteren du Libération et Alliet du 1 Cycliste. Puis il faut organiser le camp, les gardes, les patrouilles, la surveillance des prisonniers....



                   Entrée du camp.

Pendant ce temps, l'ONU votait ce même 22 juillet la résolution qui invitait le gouvernement belge à retirer ses troupes du Congo entier.Ce n'est que le 27 que la Belgique acceptera de retirer ses hommes mais Katanga exclus.


Les activités:
Un détachement se verra confier la garde de la centrale électrique et du barrage. Des messages de menace de faire sauter tout parvenant encore régulièrement.

 


Vue du barrage et de la centrale électrique

De nuit, toutes les deux heures, une patrouille effectue la trajet du camp à la centrale afin de parer à toute éventualité.

 

                                                                                                                                                                    Et voici les taxis pour effectuer les relèves de garde.



 

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Les prisonniers sont gardés dans un vaste bâtiment où comme le veut la coutume locale, ils sont nourris par leur famille.Les femmes ici attendent leur tour.

La population de Kolwezi, car sur place il n'y a pas grand monde, après un moment de doute sur ces diables d'hommes au béret noir, nous accueille chaleureusement. La présence chez eux de soldats les rassure et les invitations ne manquent pas.Cela nous change des rations de combat.






Alors qu'on n'avait jamais eu l'occasion de régler ni d'essayer le Fal que l'on ne connaissait pas beaucoup avant l'attaque,des exercices de tirs seront organisés après. C'est l'armée! Ci contre, le trompette qui nous était affecté. Les trompettes du régiment étaient nombreux sur place, mais ils avaient d'autres chat à fouetter.

Le ravitaillement est une question de débrouillardise. Quant aux équipements, le magasin du camp regorgeant de matériel neuf, c'était l'occasion de se réapprovisionner.














Comme tout détachement, nous n'avons pas oublié de nous doter de mascottes, à gauche Papoutch et à droite avec le Slt Mazy le chien qu'on nommera Nzilo en souvenir. Malheureusement, à notre retour en Belgique celui-ci sera perdu par son gardien lors de la perm précédent notre retour en Allemagne.

EXPULSIONS
Vers le 27, c'est le branle-bas. Les prisonniers sont officiellement démobilisés et seront expulsés hors frontière.Branle-bas c'est peu dire pour nous européens, les bilokos(bagages), c'est tout: famille, effets, meubles, animaux: rien ne reste dans les cases. De quoi remplir 8 wagons. C'est le 2e peloton qui aura la charge de les convoyer. Partis de la gare de Kolwezi, et se débrouillant comme d'habitude en cours de route pour la subsistance, ils laisseront les prisonniers à Kamina aux soins des UDA du Cdt Servais qui se chargeront de leur transfert au Kasaï et au Kivu. Le 2e peloton regagnera E'Ville par C119.





Enfin, le vendredi 29, c'est le retour à E'Ville. Nous sommes restés une semaine pendant laquelle nous ne nous sommes certes pas ennuyés.




 

NZILO  AUJOURD'HUI ( 2005 )

 

ELISABETHVILLE avenue KASAÏ